Ligue suisse
France: Poursuite du harcèlement judiciaire des «3+4 de Briançon»
La Ligue suisse des droits de l’Homme vous prie de trouver, ci-dessous, l’Appel urgent diffusé par l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) en faveur des « 3+4 de Briançon », militants pour l’aide et l’accueil des personnes migrantes et réfugiées, qui comparaîtront devant le Tribunal correctionnel de Gap le 8 novembre 2018, pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national et en bande organisée ». Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison et une amende de 750 000 euros ainsi que, s’agissant des ressortissants étrangers, d’une interdiction de pénétrer sur le territoire français.
La Ligue suisse des droits de l’Homme est scandalisée par le harcèlement judiciaire que subissent Eleonora, Théo, Bastien, Juan, Lisa, Mathieu et Benoît, (« les 3+4 de Briançon »). Suivant l’Appel urgent de l’Observatoire, elle a interpellé aujourd’hui les autorités françaises leur demandant de :
- Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre des 3+4 de Briançon, ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits humains et particulièrement des droits des personnes migrantes et réfugiées en France ;
- Garantir une protection efficace contre toutes les poursuites visant des actions « humanitaires et désintéressés » en amendant les dispositions de l’article L.622 du Ceseda ;
- Amender l’article 1(2) de la Directive 2002/90/CE du Conseil de l’Union européenne « définissant l’aide à l’entrée, au transit et au séjour irréguliers » afin de garantir que les États membres de l’UE n’imposent pas de sanction dans le cas où le comportement reproché a pour but d’apporter une aide humanitaire ou de garantir les droits humains de la personne migrante concernée ;
- Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à ses articles 1 et 12.2 ;
- Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la France.
Genève, le 6 novembre 2018
Plus d’informations :
Marc Morel, membre du comité central tel : +41 78 817 69 86
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L’Arabie saoudite doit répondre de ses actes
La Ligue suisse des droits de l’Homme se joint à plus de 160 organisations de défense des droits humains pour demander que l’Assemblée générale des Nations Unies suspende l’Arabie saoudite au Conseil des droits de l’Homme. Nous demandons également que le royaume réponde de ses actes concernant la répression des voix dissidentes, le meurtre du journaliste Jamal Ahmad Khashoggi dans son ambassade d’Istanbul et les arrestations systématiques de défenseur·e·s des droits des femmes dans le pays.
#IADHnon s’affiche! Le crowdfunding est lancé!
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Les cartes postales de la campagne sont arrivées !
Les cartes postales de la campagne contre l'initiative anti-droits humains sont arrivées ! commandez-les dès à présent à vaud@lsdh.ch.
« La Constitution ne suffit pas à protéger nos droits »
L’invité de 24heures - Romain Pilloud revient sur les liens entre droits fondamentaux et Constitution suisse. "Aujourd'hui, dans le 24heures.ch, j'ai eu l'occasion de répondre au président de la Ligue vaudoise - La Nation qui pense que sans la Convention européenne...
« Les droits humains, ce n’est que pour les autres »… (?)
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La Cour européenne des droits de l’Homme: Enjeux et défis – Vue de l’intérieur
Par Monsieur Paulo Pinto de Albuquerque
Juge à la Cour européenne des droits de l’Homme
Lundi 1er octobre 2018 | 13h
Uni Mail – Salle S130
Organisation: Association des Juristes Progressistes,
Association des étudiant•e•s progressistes de l’Université de Genève,
en collaboration avec la faculté de droit de l’Université de Genève
Délit de solidarité: La Commission européenne intervient
La Commission européenne a communiqué ce jour son intervention auprès de l’État français et des autorités européennes afin qu’ils mettent un terme au harcèlement, notamment juridique, à l’encontre des organisations non-gouvernementales et des citoyens qui œuvrent en faveur des migrants sur le territoire de l’Union. La Commission se dit « déterminée à soutenir une société civile indépendante, pluraliste et active dans les États membres, afin de promouvoir et défendre les valeurs de l’Union et les droits fondamentaux en son sein ».