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AG 2020: renouvellement des instances et débat sur une formulation épicène pour notre organisation

Assemblées générales

La section vaudoise de la Ligue suisse des droits de l’Homme a tenu son Assemblée générale 2020 le samedi 12 septembre 2020 et a renouvelé ses instances. La séance s’est terminée par un débat sur la modification du nom de notre organisation dans une perspective inclusive.

Comité de section

La section vaudoise a validé la proposition de son comité de mettre en place une co-présidence paritaire. Claire Roten, étudiante en droit, et Yan Giroud, président sortant, ont ainsi été élus à l’unanimité à la tête de la section.

Me Arnaud Thièry a été reconduit dans ses fonctions de vice-président, de même que Pierre-André Martinet au poste de trésorier.

Guy Djandja, Me Raphaël Guisan, Ihsan Kurt, Francine Sacco et Samson Yemane ont été réélus.

Le comité accueille deux nouvelles membres : Morgane Pierroz et Nitya Duella, toutes deux étudiantes en droit.

 

Vérification des comptes

Me Adrienne Favre et Nicole Genet ont été réélues en tant que vérificatrice des comptes.

 

Ligue suisse des droits de l’Homme

Claire Roten et Yan Giroud ont été désigné·e·s pour représenter la section vaudoise au Comité central de la Ligue suisse des droits de l’Homme.

Me Arnaud Thièry et Samson Yemane ont été désignés pour représenter la section vaudoise à l’Assemblée des délégué·e·s de la section nationale de la Ligue suisse des droits de l’Homme, avec Morgane Pierroz comme suppléante.

 

Débat : vers une formulation épicène pour la Ligue suisse des droits de l’Homme ?

L’Assemblée générale s’est terminée par un débat sur l’opportunité de changer le nom de la Ligue suisse des droits de l’Homme pour une dénomination inclusive. Ce débat se voulait une première réflexion sur cette question qui relève au final de notre section nationale.

De critiques s’élèvent contre le terme « droits de l’homme » en français, créant un sentiment d’exclusion chez de nombreuses femmes, notamment parmi nos membres. D’autant que le terme « droits humains » tend à se généraliser au sein de la société civile, malgré les critiques que cette désignation suscite, parmi lesquelles l’utilisation d’un anglicisme et le fait qu’il sous-entend une opposition à un « droit divin ».

La francophonie se casse les dents depuis longtemps sur cette question, sans que de solution vraiment satisfaisante n’ait été trouvée.

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme a néanmoins changé de nom lors du Congrès de Taiwan en septembre 2019 pour devenir la « Fédération internationale pour les droits humains », un pas qu’Amnesty avait déjà franchi à la fin des années 1990.

Si en France la LDH maintient encore sa dénomination de Ligue des droits de l’homme et du citoyen, la Belgique a quant à elle adopté le terme « droits humains » en 2018, tandis que le Canada a opté pour « droits et libertés fondamentales ». De nombreuses organisations ont repris le terme « droits humains » à travers la francophonie : au Liban, au Maroc, en Polynésie ou au Sénégal. La plupart des organisations africaines ont cependant conservé le terme « droits de l’homme », de même que le droit international.

De nombreuses options ont été évoquées, sans toutefois déclencher un enthousiasme démesuré : Ligue suisse des droits humains, Ligue suisse pour les droits humains, Ligue suisse pour la défense des droits humains, Ligue suisse pour les droits fondamentaux, Ligue suisse pour les libertés fondamentales, Ligue suisse pour le droit des êtres humains, Ligue suisse des droits et des libertés fondamentales.

Il est relevé qu’il serait souhaitable de trouver une solution qui conserve l’abréviation « LSDH » en cas de changement de nom de notre association.

Lors d’un vote indicatif au terme de nos échanges de vue, c’est à l’unanimité moins une abstention que les personnes présentes se sont déclarées favorable à un changement du nom de notre organisation pour une formulation épicène ou inclusive.

Et à l’unanimité, elles ont souhaité que la réflexion se poursuive pour trouver une formulation satisfaisante en vue d’un changement.

Le débat est lancé auprès de nos membres…